En voyage à Florence j'ai parcouru le livre de Rodney Stark le que j'ai trouvé absolument passionnant que j'ai dévoré et qui développe justement la thématique entre le capitalisme et le catholicisme relation qui a l'air de soulever nombre de débats. à voir le nombre de commentaires sur mon précébend accommodate. Je pourrais en faire une fiche de lecture mais ont déjà fait le travail je vais me contenter en bon fainéant de reprendre leur texte. Seule evaluate que je ferais au livre la vision un peu schématique sur la présentation de la monarchie française. Mais il est clair que le système économique en cours sous la monarchie n'a pas été le plus incitatif que la France ait connu. Merci à Restif du lien.
Rien à voir disons-le tout de suite avec la thèse fameuse de Max Weber (L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme) qui met la Réforme à l’origine du capitalisme thèse qui vient récemment d’être renforcée par Robert Ekelund. Robert Herbert et Robert Tollison dans leur dernier ouvrage non traduit qui a été annoncé par l’Observatoire des religions (
). Pour Stark la naissance et l’essor du capitalisme sont bien antérieurs à l’arrivée de Luther et Calvin sur la scène religieuse. Suivons le fil du raisonnement de notre auteur. Au départ loin du credo qui absurdum de Tertullien. Stark se livre à une sorte de réhabilitation de la théologie. « develop sophistiquée hautement rationnelle qui ne connaît de plein épanouissement que dans le christianisme ». Cette « science de la foi » consiste à raisonner de façon formelle sur Dieu. à découvrir sa nature ses intentions et ses exigences. Les dieux du polythéisme ne permettraient pas une telle science dans la mesure où ils sont bien trop inconséquents. Même remarque pour le confucianisme et le bouddhisme. La théologie requiert une visualise de Dieu qui le présente conscient rationnel et tout-puissant. Ce dieu-là est le dieu unique de la Bible. Soit ! mais quid du judaïsme et de l’islam ? « Les juifs et les musulmans répond Stark penchent plutôt vers un strict constructionnisme et appréhendent l’Ecriture sainte comme une loi à comprendre et à appliquer et non pas comme le point de démove d’une investigation sur son sens ultime ».
Bref judaïsme et islam sont des orthopraxies qui se préoccupent avant tout d’une pratique (praxis) correcte (ortho) alors que le christianisme est une orthodoxie qui met l’evince sur ce qu’il faut penser par exemple de la Trinité ou de la nature du Christ ou de la perpétuelle virginité de Marie.
C’est pourquoi selon Stark l’élan fondamental des trois religions a divergé. L’interprétation de la loi juive ou musulmane repose sur le précébend et s’ancre par conséquent dans le passé. « tandis que des efforts pour mieux comprendre la nature de Dieu supposent la possibilité d’un progrès » explique l’auteur. Cette supposition de la possibilité du progrès serait ainsi la différence la plus critique entre le christianisme et toutes les autres religions. « Il en serait peut-être allé autrement si Jésus avait laissé des écrits remarque astucieusement Stark. Mais. à la différence de Mahomet ou de Moïse dont les textes furent acceptés comme étant de transmission comprehend et ont par conséquent favorisé une interprétation littérale. Jésus n’a rien écrit et les pères de l’Eglise furent contraints d’emblée de raisonner sur les implications d’une collection de souvenirs de ses paroles »
Progrès donc dans la connaissance de Dieu mais aussi de la nature qui parce qu’elle a été créée par lui a nécessairement une structure rationnelle légitime stable qui be que l’homme la comprenne mieux.
Dès le 5e siècle dans un texte que Stark nous fait lire fear Augustin s’exclamait : « Quels progrès merveilleux et on pourrait dire stupéfiants l’industrie humaine a faits dans les techniques du tissage de la construction de l’agriculture et de la navigation ! » Il poursuivait en admirant « la maîtrise acquise en ce qui concerne les mesures et le calcul ! ». Et tout ceci était dû au « bénéfice ineffable » que Dieu conférait à sa création. « nature rationnelle » (
). D’où l’envol de la science là où le christianisme s’est implanté. à savoir l’Europe alors qu’elle n’y est pas parvenue ni en Chine ni dans la Grèce ou la Rome antique ni en terre d’islam. Le christianisme est aussi selon Stark. à l’origine de quelques innovations éthiques telles que l’individualisme et l’éloge du travail. De toutes les grandes croyances le christianisme a été la seule à élaborer une sérieuse opposition religieuse à l’esclavage et cela dès le 7e siècle. Il fonde aussi la séparation de l’Eglise et de l’Etat la légitimité de la lutte contre le despotisme et surtout le droit de propriété. On regrette que l’auteur ne connaisse pas la thèse de Marie-France Renoux-Zagamé sur les
( Librairie Droz. Genève. Paris.1987) qui n’aurait pu que renforcer son propos. Il en résulte que contrairement à ce que racontent la plupart des historiens le haut Moyen Age loin d’avoir été une époque de ténèbres et de régression fut une période d’inventivité et de progrès remarquables dont l’auteur nous dresse une liste impressionnante. Comme de récents travaux statistiques de l’OCDE l’ont montré qui confirment les observations de Rodney Stark c’est aux alentours du 12e siècle que l’Europe a dégoé la butcher et non au 19e siècle comme tant d’historiens l’ont prétendu et ce « détail » a une importance cruciale pour l’interprétation de la suite de l’histoire : non l’Europe n’a pas connu de progrès économique en dominant et en exploitant le reste du monde par la conquête et la colonisation ; elle a dominé le monde grâce à ses progrès économiques. Ce que l’on a appelé l’ « impérialisme » est la conséquence et non la cause du progrès économique de l’Europe. Le capitalisme a commencé à se développer dans les zones qui échappaient au despotisme étatique. à savoir les cités italiennes. Venise. Gênes. Milan. Florence displace se répandre ensuite là où il était faible : les Pays-Bas puis l’Angleterre. Les pays en retard ont exactement été ceux qui ont été dominés par des monarchies absolues : l’Espagne qui a merchandiseé son despotisme en Amérique du Sud et la France qui en a fait de même dans ses colonies. Par contre le capitalisme a fleuri là où la liberté et le droit de propriété étaient les mieux respectés. à savoir les Etats-Unis d’Amérique qui ont dépassé l’Europe dès la fin du 19e siècle. « Le monde moderne conclut Stark a pris son essor seulement dans les sociétés chrétiennes. Pas en terre d’islam. Pas en Asie [...] Et toute la modernisation qui a depuis gagné l’extérieur de la chrétienté a été importée d’Occident souvent amenée par les colonisateurs et les missionnaires ». Aussi bien explique-t-il. « faute à la fois de liberté et de capitalisme les nations musulmanes restent à l’état de semi-féodalité incapables de produire la plupart des objets qu’elles utilisent dans la vie quotidienne. Leur niveau de vue exige des importations massives réglées avec l’argent du pétrole exactement comme l’Espagne a joui des fruits de l’industrie d’autres pays tant que l’or et l’argent du Nouveau.
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